• Violences conjugales

  • Ce mardi 3 septembre est une journée de mobilisation nationale autour du numéro d’écoute 3919. Le 3919 « Violences Femmes info » est le numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de violences, de leur entourage et des professionnels concernés. Anonyme, accessible et gratuit, ce numéro national garantit une écoute, une information, et, en fonction des demandes, une orientation adaptée vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge. Il est ouvert 7 jours sur 7, du lundi au vendredi de 9h à 22h, les samedi, dimanche et jours fériés de 9h à 18h. Face au fléau des violences faites aux femmes nous devons être tous vigilants, agir et sensibiliser. Très engagée dans la lutte contre ces violences, Emmanuelle ANTHOINE, députée de la 4ème circonscription de la Drôme souhaite diffuser au plus grand nombre la connaissance de ce numéro d’écoute, le 3919, outil important au service de la protection des femmes victimes. « Alors qu’a été perpétré le 101ème féminicide depuis le 1° janvier, cela doit nous inciter à réagir et à redoubler d’efforts pour lutter contre les violences faites aux femmes ». Si Emmanuelle ANTHOINE s’associe pleinement à la démarche du Grenelle des violences conjugales qui doit se tenir jusqu’au 25 novembre prochain, pour autant elle regrette qu’elle soit si tardive. « Il ne faut pas que ce soit seulement une opération de communication, il faut qu’il y ait des initiatives fortes. Pourquoi n’ouvrir que maintenant un grenelle contre les violences conjugales ? Combien y a-t-il eu de morts depuis l’annonce que les droits des femmes sont la grande cause du quinquennat ? Pourquoi, par exemple, attendre 2020 pour développer le recours aux bracelets d’éloignement pour les conjoints violents alors que les victimes se multiplient entre temps ? Je regrette que de telles mesures n’aient pas été adoptées dès l’examen du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles et que ce texte ne soit pas allé plus loin du fait de l’opposition de Madame la Ministre contre la volonté de députés de tous bords, dont je faisais partie. »