• Communiqué de Presse de Mme Emmanuelle ANTHOINE, Députée de la Drôme :

     

    Enfin ! Ce n’est qu’au bout de quatre longues semaines de mobilisation et de chaos que le président de la République a fini par s’exprimer sur les revendications légitimes des gilets jaunes.

    Il aura fallu attendre la casse pour plusieurs dizaines de millions d’euros, la perte de chiffre d’affaire colossale des commerçants, de l’hôtellerie et de la restauration en cette période cruciale de Noël, pour que le président se décide à répondre aux attentes fortes du pays.

    Je me félicite que des mesures que je portais, telle la défiscalisation des heures supplémentaires ou l’annulation de la hausse de CSG pour les retraités, aient été actées.

    C’est la reconnaissance de dix-huit mois de bataille politique de la part des Républicains alors que nos propositions avaient étés jusqu’alors rejetées par la majorité.

    Mais de nombreuses incertitudes demeurent. Il n’est pas satisfaisant que l’annulation de la hausse de CSG pour les retraités ne concerne pas les retraites au-delà de 2000€. Nous ne savons toujours pas par quel mécanisme sera augmenté le SMIC, il se pourrait qu’il ne concerne qu’une faible part des salariés.

    Rien n’est prévu par ailleurs pour résorber la fracture rurale, les territoires ruraux restent toujours les grands oubliés de la politique du Gouvernement.

    La question du financement de ces mesures, chiffrées à environ 10 milliards d’euros pose également question dans le contexte budgétaire contraint actuel.

    Comment seront financées ces mesures? Y aura-t-il des impôts supplémentaires de par ailleurs ? Qui va payer ? Nous pouvons nous inquiéter que ces annonces soient en fin de compte détricotées par Bercy.

    Surtout, nous pouvons nous demander si ces mesures seront réellement appliquées. Il nous faudra rester vigilants.

    Suite aux annonces faites par le président de la République, je ne peux que constater le désaveu inédit d’Emmanuel Macron et de son gouvernement et l’échec de sa politique de ces dix-huit mois passés.

    Ces premières mesures vont dans le sens de l’apaisement, elles doivent ouvrir la voie à un débat constructif le plus large possible. La situation économique et sociale l’exige.