• Projet de loi antiterroriste

    L’Assemblée nationale a adopté définitivement hier, mercredi 10 octobre, le projet de loi antiterroriste qui doit prendre le relais de l’état d’urgence au 1er novembre. Le Groupe les Républicains a toujours voté toutes les lois renforçant la sécurité des Français, cependant, cette fois-ci, seules 2 mesures, que je soutenais, ont été prises en compte : La première vise à sanctionner de 15 ans de prison et d’une amende de 225 000 euros les parents incitant leurs enfants à commettre des actes de terrorisme ou à partir sur un théâtre de groupements d’opérations terroristes avec la possibilité d’assortir la peine de la déchéance de l’autorité parentale, pour le mineur concerné, comme pour sa fratrie. La seconde prévoit d’élargir les motifs permettant de justifier la fermeture de lieux de culte aux propos qui provoquent à la haine et à la discrimination.

    L’ensemble des autres amendements défendus par les Républicains pour une plus grande efficacité dans cette lutte contre le terrorisme a été repoussé. Avec mes collègues, députés des républicains, j’ai donc voté contre ce texte qui « sort la France de l’Etat d’urgence et abaisse le niveau de protection des Français ». Comme l’a dit mon collègue, Guillaume Larrivé « Tant que la France est menacée par le terrorisme islamiste, des contrôles aux frontières systématiques doivent pouvoir être effectués souverainement par les autorités françaises, où elles le décident et quand elles le souhaitent, 24 heures sur 24 s’il le faut. Ma conviction est que, au moment où la menace djihadiste s’accélère et s’amplifie, le réarmement notamment juridique de la Nation est assurément le premier devoir des députés. »