• Communiqué

    Avec mes collègues du groupe Les Républicains, Véronique LOUWAGIE et Eric CIOTTI, j’ai adressé un courrier au président de la République pour l’inviter à renoncer à la signature du Pacte de Marrakech. Ce pacte soulève, en effet, de vives inquiétudes.

    Ce texte qui a vocation à devenir une référence en droit international sur la question des migrations ne prend pas en compte les bouleversements et les difficultés que peut susciter l’immigration au sein des pays d’accueil. Dans le contexte actuel de tension sociale et de stagnation de notre économie, il est illusoire d’ouvrir en grand les portes du pays comme le texte nous y invite. Il convient de consulter au préalable le peuple français sur une question aussi épineuse alors que les populistes de tout bois prospèrent grâce aux dérives de l’immigration.

    De nombreux Etats se sont retirés du processus face au risque d’encourager l’immigration clandestine, d’autres ont gelé leur décision. On compte parmi eux, de nombreux pays membres de l’Union européenne : la Belgique, l’Autriche, l’Estonie, la Lettonie, l’Italie, la Bulgarie, la Slovaquie, la République tchèque, la Hongrie ou encore la Pologne, mais aussi d’autres grandes nations mondiales à l’image de l’Australie, du Chili ou encore d’Israël. La France devrait en faire de même.

    « Sur un sujet aussi grave, l’Assemblée nationale doit pouvoir débattre. Ce serait, en effet, un déni de démocratie si la Nation ne pouvait se prononcer, par l’intermédiaire de ses représentants, sur ce pacte qui traite d’un sujet aussi souverain que l’immigration. »