• L’Assemblée nationale a étudié la semaine dernière le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé.

    Emmanuelle ANTHOINE, Députée de la Drôme, a choisi de s’abstenir sur ce texte.

    Si ce projet de loi présente des avancées certaines pour lutter contre les déserts médicaux, son article 8 réformant les hôpitaux de proximité suscite de réelles inquiétudes. En effet, il autorise le Gouvernement à déterminer par ordonnance la liste des établissements de proximité, leur gouvernance, leurs missions et activités.

    Il est pourtant impératif de disposer d’un cadre clair, défini par la représentation nationale, alors que nombre de petites unités médicales et en particulier de maternités ferment en milieu rural.

    Emmanuelle ANTHOINE affirme alors : « Le recul de l’offre de soin et des petites structures hospitalières est dramatique. Sur le territoire de la circonscription, il est à déplorer que les urgences de l’hôpital de Saint-Vallier aient été fermées tout le mois d’août et, depuis, restent fermées la nuit. Confrontés à une urgence médicale, les habitants du Nord de la Drôme doivent alors parcourir de longues distances avant de pouvoir parvenir à un service médical d’urgence. C’est autant de temps de perdu alors que l’on sait que chaque minute est précieuse dans certaines situations, en cas de pathologie cardiaque notamment. La carence en structures hospitalières se révèle ainsi mortifère. Il est donc crucial de maintenir un maillage dense de structures hospitalières de proximité. Ce texte ne donne aucune assurance sur ce point, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi de m’abstenir »

    Emmanuelle ANTHOINE a activement pris part à l’examen de ce texte en déposant 45 amendements et en en cosignant 532 autres. Plusieurs de ses amendements permettant une amélioration de la rédaction juridique du texte ont par ailleurs été adoptés.