•  la Limitation à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires 

    Après le rejet par la majorité « en Marche », d’une proposition de loi des Républicains sur l’abaissement de la limitation de vitesse qui redonnait la main aux acteurs de terrain, Emmanuelle Anthoine a manifestement exaspéré  le Premier ministre en l’interrogeant, ce mardi 26 juin, sur la décision du gouvernement d’abaisser la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires et lui suggérant de faire davantage confiance aux acteurs locaux.

    En effet, reprenant les résultats d’un sondage récent ( baromètre mensuel Odoxa ) , qui a montré que plus des trois quarts des français sont profondément opposés à cette mesure, imposée, selon leurs termes, « sans discernement par la France d’en haut », et les doutes exprimés par le Ministre en charge de la Sécurité routière, Emmanuelle ANTHOINE a demandé au Premier Ministre de faire davantage confiance aux français, aux acteurs locaux « qui sont les mieux à même de conduire la lutte contre la mortalité routière.

    Ils savent, par expérience, qu’il vaut mieux cibler les tronçons accidentogènes, entretenir et sécuriser les routes, faire de la prévention, plutôt que de changer tous les deux ans les panneaux de signalisation suite à l’expérimentation que vous allez mener ! ».

    Elle a proposé au gouvernement de s’appuyer sur les expérimentations d’autres pays voisins, comme la Suède, « qui part de l’analyse du terrain pour adapter la vitesse à chaque route et n’hésite pas à relever la limitation de vitesse si cela peut sauver des vies. »

    Refusant de répondre directement à la question d’Emmanuelle ANTHOINE, le Premier Ministre a marqué son désintérêt et son mépris de cette préoccupation du peuple et de sa représentante.

     

    Communiqué de presse 80km/heure

    Je viens d’apprendre que le Conseil d’Etat rejette les requêtes en référé et se prononcera prochainement sur la légalité de cette mesure

    Le Conseil d’Etat vient en effet de rejeter la demande de suspension du décret du 15 juin 2018 fixant à 80 km/h la vitesse maximum aux motifs que les requérants n’ont pas justifié de l’urgence.

    Toutefois, cette affaire pourra être examinée au fond dans les prochains mois par le Conseil d’Etat en formation collégiale afin d’évaluer la légalité de ce décret.

    Le communiqué du Conseil d’Etat précisant que le rejet des requêtes en référé ne préjuge en rien de la décision à  venir sur la légalité du décret.

    Faisant parti des 56 parlementaires ayant saisi le Conseil d’Etat pour contester  le décret fixant à 80 km/h la vitesse maximum sur les routes de France sans séparateur central.

    Le Juge des Référés, Juge de l’urgence, a reconnu notre droit à contester ce décret et a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence à statuer.

    Nous poursuivons donc le combat engagé contre cette mesure que nous considérons comme arbitraire, disproportionnée et inutile ».