• Dans le cadre de la nouvelle lecture du projet de loi sur l’équilibre dans le secteur agricole et alimentaire (Egalim), Emmanuelle ANTHOINE a souhaité s’impliquer tout particulièrement en faveur de la défense des agriculteurs. Elle a déposé pas moins de 16 amendements, et en a cosigné 69 autres.

    Ses amendements visaient à améliorer les revenus des agriculteurs en s’attachant à :

    • Défendre les agriculteurs dans leurs relations contractuelles avec les distributeurs.
    • Renforcer la fiabilité des indicateurs de prix servant de base aux revenus des agriculteurs.
    • Assurer la sécurité juridique des agriculteurs dans les conflits qui les opposent aux distributeurs.
    • Renforcer le rôle du médiateur des relations commerciales agricoles.
    • Renforcer les obligations de transparence des distributeurs.
    • Faciliter le raccordement au réseau de gaz des agriculteurs producteurs de biogaz ainsi que faciliter le traitement des déchets agricoles en vue de la production de biogaz.

    Notre agriculture est une part de ce qui fait l’âme de la France. C’est une agriculture de qualité qui se distingue de par le Monde. C’est elle qui a longtemps permis d’équilibrer notre balance commerciale et qui la maintient aujourd’hui à flot.

    Depuis deux décennies les agriculteurs ne parviennent plus à vivre décemment. Leur précarité est connue de tous. La population agricole ne cesse de chuter et connait une grave crise.

    Alors que leur activité est particulièrement difficile, exige un investissement quotidien dès les premières heures du jour, la Mutualité sociale agricole nous rappelle qu’en 2016, 20 % des agriculteurs ne pouvaient se verser de salaire et que 30 % touchaient moins de 350 euros par mois.

    Le salaire moyen d’un agriculteur est au niveau du SMIC ! Les faillites et les suicides d’agriculteurs se multiplient.

    Leurs difficultés s’accumulent encore avec le coup dur porté par l’Europe aux zones défavorisées, le loup qui menace l’élevage en plein air ou encore le dispositif d’aide à l’emploi des travailleurs saisonniers, le TODE, qui vient d’être supprimé.

    Il faut, au contraire, encourager les jeunes agriculteurs qui se lancent aujourd’hui. C’est un message de bienveillance à l’égard de la profession que Mme ANTHOINE a souhaité adresser par ses amendements et ses interventions dans l’hémicycle à l’occasion de l’étude de ce projet de loi.

    Le développement durable est une exigence que nous devons tous avoir en tête et la question de l’agriculture biologique est primordiale. La Drôme est le premier département bio de France. Il faut que le secteur évolue, mais à son rythme, vers un modèle d’agriculture compatible avec le XXI° siècle.