• C’est avec une grande tristesse que j’apprends le décès de Jacques CHIRAC ce jeudi 26 septembre. Monstre sacré de la politique française, il restera l’une des principales figures la V° République. Je tiens à rendre hommage à son humanité et son humanisme, lui qui défendait le dialogue entre les cultures et su s’opposer à la guerre en Irak. Cet homme chaleureux se distinguait par sa proximité avec les Français et son contact direct avec ses concitoyens le singularisait. Il aimait profondément la France et les Français et garde une place à part dans leur cœur. Par sa simplicité, il a su toucher tous les Français, de toutes les catégories sociales, en portant un message de tolérance et d’ouverture. Grande figure du gaullisme, plusieurs fois ministre, Jacques CHIRAC fut tour à tour un mémorable Maire de Paris, Premier ministre et président de la République. Il a incarné la droite pendant plusieurs décennies. Je me souviendrai toujours de l’exaltation de mon premier meeting politique, lorsque Jacques CHIRAC est venu à Lyon pour l’élection présidentielle de 1988. Je reste impressionnée par l’enthousiasme qu’il avait alors soulevé au sein de la foule. C’est lui qui est à l’origine de mon engagement politique. Nous pleurons aujourd’hui un grand homme d’Etat qui, notamment, créa l’ANPE et sut reconnaître la responsabilité de l’Etat français dans la rafle du Vel’ d’Hiv. Précurseur, il s’efforça dès 2002 de mettre le Monde en garde face au réchauffement climatique en prononçant ces mots devenus célèbres et ô combien actuels : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». C’est l’un de ses plus illustres personnages que la République française vient de perdre.