• Lors des questions d’actualité du mardi 18 juin, Emmanuelle ANTHOINE a souhaité interroger le gouvernement sur la prise en compte des  orages de grêle dévastateurs du samedi 15 juin dernier.

    Il s’agissait également de veiller à ce qu’un fonds d’indemnisation prenne en charge l’intégralité des pertes subies par les agriculteurs à l’occasion de ces intempéries catastrophiques.

    Vous trouverez, ci-après, l’intégralité de son intervention.

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    « Ma question s’adresse au Ministre de l’Agriculture.

    Samedi dernier, le centre-est de la France a été frappé par de violents et dévastateurs orages de grêles, pluie et vent. Vous êtes d’ailleurs venu constater la situation, Monsieur le Ministre, et je vous en remercie.

    Les drômois ont été lourdement affectés par ces intempéries. Certains blessés, heureusement légers, sont à déplorer, habitations endommagées, voitures cabossées, commerces et entreprises touchés. Ils sont sinistrés, mais ils restent dignes. Dignes et solidaires.

    Je tiens à saluer devant vous le travail remarquable de nos sapeurs-pompiers.

    Le bilan de la catastrophe est dramatique. De nombreux bâtiments ont subi d’importants dégâts : des bâtiments publics et communaux, notamment des écoles qui ne pourront rouvrir dans l’immédiat, mais aussi des bâtiments agricoles et de nombreuses serres.

    Les agriculteurs ont, en effet, particulièrement souffert de cet orage et la plupart n’est pas assurée, faute d’avoir pu payer les primes d’assurance dont les tarifs ne cessent d’augmenter ! Ils ont perdu leurs récoltes et de nombreux arbres fruitiers ont été endommagés, ce qui aura de graves conséquences pour la pérennité de leur activité.

    Nos agriculteurs sont les poumons de nos territoires, mais ils étouffent, ils ont donc besoin que nous leur venions en aide !

    Monsieur le Ministre, vous avez affirmé qu’«aucun agriculteur ne mettra la clé sous la porte » et qu’ «à phénomène exceptionnel, mesure exceptionnelle de l’Etat».

    Or, pour que votre promesse soit tenable, l’Etat doit y consacrer des moyens. Le département de la Drôme et la Région Auvergne-Rhône-Alpes vont apporter leur solidarité, à l’Etat d’apporter la sienne.

    Alors, Monsieur le Ministre, au-delà de la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, pouvez-vous vous engager devant la représentation nationale à créer un fond, qui indemnisera intégralement les pertes subies, tant par les particuliers, que par nos agriculteurs désemparés ? »